Classifications

Il existe trois références principales en matière de classifications du diagnostic qui vous sont présentées ci-dessous. Les deux premières (le DSM-5 et la CIM10) sont internationalement reconnues par la communauté scientifique, la troisième (CFTMEA R-2000) n’est reconnue qu’en France.

Le texte suivant donne aussi des indications pratiques (source: Fédération français de psychiatrie en collaboration avec la Haute Autorité de Santé – 2005):

> Recommandations pour la pratique professionnelle du diagnostic d’autisme

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1. Le DSM-5 – Diagnostic and Statistical Manuel of Mental Disorders

instauré par l’American Psychiatric Association (APA)
De nombreuses versions ont été établies, la dernière datant de 2013 avec le DSM-5

Depuis mai 2013, les Troubles du spectre de l’autisme (TSA) regroupent les diagnostics qui étaient connus sous les noms d’autisme, syndrome d’Asperger, TED non spécifié ou autisme atypique et Trouble désintégratif de l’enfance. La 5e édition du manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-5) de l’Association Américaine de Psychiatrie (APA) redéfinit sous le nom de TSA ce que l’on nommait auparavant les Troubles envahissants du développement (TED).

Cette redéfinition de l’autisme est basée sur les recherches scientifiques menées au cours des dernières décennies, recherches qui ont permis une meilleure compréhension de cette condition et des troubles associés.

Les TSA, tels que définis par le DSM-5, sont caractérisés par deux catégories de comportements atypiques.
La première catégorie concerne la communication sociale et les interactions sociales, alors que la seconde touche les aspects restreints et répétitifs des comportements, intérêts et activités.

DSM IV-5

Critères de diagnostic des TSA:
A. Déficits persistants de la communication sociale et des interactions sociales dans plusieurs contextes
B. Comportements, intérêts et/ou d’activités restreints et répétitifs
C. Les symptômes doivent être présents dès la petite enfance (mais peuvent ne pas être manifestes avant l’âge scolaire, selon le degré d’autisme).
D. Il y a des altérations significatives dans le domaine de la communication et des interactions sociales.
E. Ces difficultés ne peuvent pas être expliquées par la déficience intellectuelle ou un grave retard de développement.

A noter
Dans cette cinquième version du DSM, l’altération des interactions sociales et celle de la communication sont regrou­pées sous le même chapeau, à savoir l’altération de la communication sociale.

Les spécificités sensorielles fréquemment observées dans l’autisme (hypersensibi­lité/hyposensibilité) sont désormais mentionnées dans le critère B du Trouble du Spectre de l’Autisme (comportements/activités restreints, répétitifs et stéréotypés).

Selon le degré d’autisme il est défini dans le DSM-5 si la personne a besoin d’un soutien fort, moyen ou léger.

2. La CIM – Classification Internationale des Maladies

La version anglophone est ICD – International Classification Disorders
Elle dépend de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)
Sa dernière version date de 1992 (ICD-10 ou CIM10)

A la différence des deux autres, cette classification ne se limite pas aux pathologies mentales mais s’étend à l’ensemble des maladies.

> Le chapitre qui nous concerne

3. La CFTMEA – Classification Française des Troubles Mentaux de l’Enfant et de l’Adolescent

Uniquement reconnue en France
Elle en est à sa deuxième version (CFTMEA R-2000)

> Texte de la CFTMEA